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  • Fabienne Olivera

Les enseignements d'un burn out : comment m'aident-ils au quotidien ?

Mis à jour : avr. 8



La période de confinement a été prolongée après ces 15 premiers jours. Beaucoup de mes contacts sont déprimés par cette annonce. Assez étrangement, je me sens mieux qu’avant et je me suis demandé « pourquoi ? ».


En réfléchissant à ce sujet, je me suis rendu compte que les outils que j’avais développés pour sortir d’un burn out il y a un peu plus de 3 ans m’étaient très utiles maintenant.


« Sortir » est un grand mot, car, à présent, j’ai conscience que le burn out est plus proche de nous qu’il n’y paraît et qu’il peut être facile d’y retomber si l’on n’y prend pas garde.


Depuis, je suis particulièrement vigilante aux signaux d’alarme qui me disent : « Attention Fabienne, sort ta boite à outils avant qu’il soit trop tard ! ». Est-ce par bienveillance envers moi-même ou par peur de rechuter ? Je ne sais pas. Néanmoins, j’ai décidé de tirer de ce burn out des avantages : des techniques pour avoir la tête hors de l’eau.


Les outils que je vais décrire sont les miens. Je n’ai pas la prétention de vous dire ce qu’il faut faire ou non. Chacun a son cheminement et doit trouver sa clef, s’il le souhaite. Pour me sortir de ce cercle vicieux, j’ai travaillé sur les techniques qui me permettent de relativiser, de repousser le stress et d’avancer dans mes projets sans être paralysée.


Mes techniques professionnelles sont :


- Planifier mon travail tâche après tâche : Cela me rassure et me permet de voir que j’avance dans les missions prévues. Durant ma carrière, j’ai beaucoup travaillé en sautant du coq à l’âne. J’évite au maximum de le faire maintenant ou alors sur une durée très courte, car c’est une réelle source de stress pour moi.


- Faire des points avec moi-même sur ce que j’ai fait pendant la semaine ou le mois – ce qui est à améliorer ou ce qui a été bien fait – et mes objectifs futurs.


- Respirer quand le stress monte : Quand je sens que je ne maîtrise plus rien, je respire 5 minutes et je me fais un thé. Je prends mon temps.


- M’interroger pour mieux repartir : Quand la pression est un peu tombée, je me pose des questions pour me rassurer et pour m’aider à rebondir :


o Est-ce que ce que je dois faire est urgent ? Quand on a eu l’habitude d’avoir la pression, c’est un mécanisme automatique que l’on fait seul même quand on est devenu son propre patron.

o Est-ce que je sais le faire ? La remise en cause de mon travail a été très destructrice de ma confiance en moi, j’ai besoin de me rassurer fréquemment.

o Quelles sont les prochaines étapes ?

o Est-ce que je me sens prête à le faire ?

Après tout ce processus, à la fin de la tâche que j’ai réussi à faire plus sereinement, je me félicite et je fais une étude réflexive de mon travail. Généralement je me rends compte que je l’ai fait facilement, avec un résultat plus que convenable. Je me félicite une deuxième fois et je note un smiley sur mon agenda.


- Bouger : Pendant cette période de confinement, c’est plus compliqué que d’habitude. Quand je sens que cela ne va pas, je prends l’air en allant chercher du pain en prenant le chemin des écoliers pour que ce soit le plus long possible et en prenant le temps d’observer ce qui m’entoure.


- Faire la sieste : 15-20 min pas plus si j’en éprouve le besoin.


- Me fixer une heure de fin de travail pour couper vraiment avec le travail et être avec ma famille. Il est important, comme je travaille à la maison, de bien délimiter les deux mondes.


Mes techniques personnelles sont :


- Lire : Pendant de nombreux mois je n’ai pas pu lire, car mon cerveau ne comprenait plus rien. Maintenant, c’est un réel plaisir retrouvé. C’est d’ailleurs devenu l’un de mes premiers signaux d’alarme. Si je n’y arrive plus, je prends une journée pour réfléchir sur moi et mes activités pour trouver des solutions.


- Dormir : Un sommeil perturbé est un de mes autres indicateurs. Depuis mon burn out, pour éviter les insomnies, je me conditionne à dormir quand je me couche, j’ai créé un rituel. Si je me réveille, je me lève pour écrire les pensées qui me turlupinent.


- Faire du sport : Je fais du yoga pour la zen attitude et l’étirement de mon dos, et je cours pour canaliser mon énergie – cela m’est bénéfique avant une journée de travail. Avec le confinement, j’ai dû adapter mon programme.


- Manger plus équilibré, mais je n’ai rien trouvé pour contrer la gourmandise !

Toutes ces techniques qui n’ont rien de révolutionnaire m’aident à travailler chez moi, seule, en confinement ou pas. Ce sont de vrais piliers pour mon équilibre professionnel et personnel. Elles sont devenues des habitudes qui me maintiennent dans le droit chemin du travail efficient et de mon bien être.


J’espère que ces quelques lignes vous aideront à appréhender plus sereinement cette période et à vous sentir mieux dans votre vie. Trouvez votre organisation et prenez le temps de tester des choses, faites-vous confiance !


Et n’oubliez pas, il y a des ressources positives à tirer de toutes les situations même les pires !


A très vite.


Fabienne

TEL : 06.29.23.72.41.

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